" De tous les édifices à caractère religieux érigés au sein de la tradition bouddhique, le stoûpa apparaît comme l'un des plus importants. En effet, il fut le premier des monuments du bouddhisme, et il demeure aujourd'hui le plus répandu dans les pays où la doctrine du bouddha a été diffusée. (…) Le terme " stoûpa " a d'abord signifié " chignon ", " sommet " et ensuite, a pris le sens de " cime " et de " tertre ". Le stoûpa était à l'origine un monument funéraire destiné à recueillir tout d'abord les cendres du Bouddha et, plus tard, celle des grands saints. Cependant, le monument ne se limita pas à cette fonction. On se mit, en effet, à construire des stoûpas sur certains lieux qui rappelaient un événement particulier de la vie du Bouddha. Le stoûpa devint alors un monument commémoratif. Le stoûpa, dans son expression symbolique la plus pure, représente l'esprit omniscient du Bouddha (Dharmakâya). Selon une interprétation courante, le stoûpa se divise en 5 parties qui évoquent les 5 éléments du cosmos : la terre, l'eau, le feu, l'air et l'éther. Or, cette interprétation, outre qu'elle occulte la valeur symbolique essentielle du stoûpa, ne peut s'appliquer aux monuments les plus anciens dont l'architecture se prête difficilement à une division en 5 parties. "
(" Ladakh-Zanskar ", de Charles Genoux et Philippe Chabloz, éditions Olizane - 1999)