" L'inde, aime-la ou quitte-la "
Analyse de Pauline , une jeune française de la Croix rouge, sur la difficulté de vivre en Inde en tant qu'occidental et sur ce qu'on peut ou ne peut pas faire pour l'aider.
Pour elle, l'Inde, on l'adore ou on la déteste. Pour sa part, elle l'a
vécue dans divers lieux et diverses conditions et elle doit bien se faire
à l'idée que, décidément, elle n'est pas faite pour
ce pays. Elle nous explique qu'ici, la démocratie est une utopie car
l'Inde est dirigée par son organisation sociale basée sur le principe
des castes : on naît dans une caste et on y reste. C'est établi
depuis des siècles et demeure encore largement accepté. Les riches
sont beaucoup plus riches que les plus riches en France. Mais les pauvres sont
dans une situation misérable.
" On ne peut pas sauver l'Inde avec des bakshishs , nous dit-elle, mais
quand on vit ici, on peut aider ses proches, ceux qui vivent autour de nous.
Mais il ne faut pas faire d'excès et rester dans la limite de leur niveau
de vie . Les touristes ont beaucoup "pourri " l'Inde, certains américains
donnant parfois des aumônes démesurés. Du coup, ils s'imaginent
que les touristes sont des puits d'argent. Certes, leurs revenus sont incomparables
avec ceux des pauvres ici mais les riches indiens aussi peuvent aider leurs
semblables. Et puis, nous dit-elle, ici, c'est la débrouille, il y a
plus d'1 milliard de personnes en Inde, plusieurs millions à Delhi, je
ne suis pas sûre que la France se débrouillerait mieux avec autant
de personnes à sa charge
"